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 Jours après jours : La drôle de Guerre

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MIKE-89
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MessageSujet: Re: Jours après jours : La drôle de Guerre   Jeu 15 Sep 2005 - 20:28

Apparemment Accart surveillait les évolutions de Muselli du sol.
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Tex Hill
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MessageSujet: Re: Jours après jours : La drôle de Guerre   Jeu 15 Sep 2005 - 21:01

Je ne pensais pas à Accart, mais à Brio ! happy3

OK, out2

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MIKE-89
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MessageSujet: Re: Jours après jours : La drôle de Guerre   Ven 16 Sep 2005 - 10:54

16 septembre 1939:
Suite à une étude du gouvernement sur notre potentiel industriel aéronautique, des mesures vont être prises d’urgence pour remonter les effectifs productifs. En effet, à la fin août 1939, l’effectif global de l’industrie aéronautique, privée et nationnalisée, se montait à 120.132 personnes. Cet ensemble a été sérieusement perturbé par la mobilisation de plus de 22.000 hommes. Au 15 septembre, l’effectif ne comprend plus que 97.800 personnes, dont environ 20.000 improductifs, qui ont été réquisitionnés sur leur lieu de travail.
( in “L’aviation de chasse Française 1918-1940” .Docavia n°2)
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le belge
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MessageSujet: Re: Jours après jours : La drôle de Guerre   Sam 17 Sep 2005 - 15:40

Lafievre a écrit:
et puis tt le monde sait que les chasseurs francais etait d excellents pilotes
et ils l ont prouve puisque ils ont abattu un chiffre considerable d appareils allemands malgre leur inferiorite materielle

la proprtion était d'environ 1 français pour 4 allemands descendus
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MIKE-89
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MessageSujet: Re: Jours après jours : La drôle de Guerre   Sam 17 Sep 2005 - 18:39

17 septembre 1939:
Faute d’événement daté de ce jour nous lirons ce témoignage du Colonel Duperrier affecté au GB/32:
“ J’étais “de ronde” ce soir là, et j’arrivais au point extrème de mon itinéraire. Devant moi se profilait, silhouette noire sur le ciel étoilé, le dernier appareil qui marquait, au bout du terrain, la fin de mon inspection. Je me demandais où pouvait bien être la sentinelle qui auraît dû se trouver là lorsque, soudain, dans la clarté diffuse de la lune, surgit devant moi la plus ahurissante et la plus inattendue des apparitions.
Là, à trois pas de l’avion, c’était un moine guerrier de la guerre de cent ans qui montait la garde, barbu jusqu’aux yeux, casqué de fer et la robe de bure retenue autour des reins par un large ceinturon de cuir où pendait le fourreau d’un glaive. Un instant, je crus rêver, mais l’homme bougeait et je commençais à distinguer, dans sa large main, un fusil au canon duquel brillait une baïonnette. Il me regardait, interdit, se demandant certainement ce qu’il convenait de faire en une telle circonstance et, soudain, d’une bonne voix lourde où transparaissait le soulagement d’avoir trouvé la solution de son problème : “Bonsoir, fit-il... Monsieur!” J’éclatais d’un rire incoercible et quand, ayant repris mon serieux, je pus le questionner, j’appris qu’il était arrivé le jours même avec tout un lot de réservistes et qu’on n’avait pu ni les habiller ni les équiper dans aucun des différents centres et dépôts où ils étaient passés. C’est ainsi que les uns et les autres n’avaient toujours, en tout et pour tout, que leurs vêtements civils, militarisés tant bien que mal par l’authentique Chassepot, modèle 1866, le ceinturon et le casque que les sentinelles se repassaient à chaque relève de la garde.”
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MIKE-89
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MessageSujet: Re: Jours après jours : La drôle de Guerre   Mar 20 Sep 2005 - 11:32

20 septembre:
Six Curtiss du GC II/5 sont engagés par 4 Me109 du I/JG53 menés par le hauptmann Werner Mölder . Quatre victoires sont réclamées par les allemands. Un Me109 est endommagé par le lieutenant Huvet et un second est détruit par le sergent Legrand.
Le sergent Legrand raconte:
“ Soudain, un appel dans les écouteurs.
-Ennemis à 12 h 00.
Cinq voix parties de gorges nouées répondent brièvement.
-Vu!Malgré la surveillance, six longs fuseaux gris, dévalant de beaucoup plus haut et dans le soleil qui nous aveugle, attaquent la patrouille haute.
Virage brutal en piquant des “canards” qui entrainent les messerschmitt à leur suite. Cette manoeuvre astucieuse place les croix noires à notre portée.
Attaquée à son tour, la patrouille allemande fait face. Et mon premier combat aérien commence.
Un grain de millet ne passerait pas dans mes fesses serrées, ma respiration est saccadée. Les rafales des balles traçantes passent au ras des plans, du fuselagej, devant le nez du capot moteur,derrière, partout.
-Ils m’encadrent, ces cons!
Les hurlements de colère, dans la radio, les imprécations , les appels angoissés d’un des nôtres mal pris, se succèdent et de recouvrent.
Les virages, les piqués, les remontées brutales à la verticales se poursuivent à un rythme échevelé.Le sang bat à grand coup dans mes tempes. Machoires crispées, bouche sèche, je “vis” intensément mon premier combat. Je dois avoir une sacrée poussée d’adrénaline.
Dégageant l’un, sauvé in-extremis par un autre, cocardes et croix noires s’impriment à une allure folle dans mes yeux exorbités. La sueur trempe ma combinaison de vol. Par moment un ventre gris, énorme, passe à me toucher. Une rafale, un dégagement d’une brutalité inouï, une autre rafale. L’odeur de la poudre envahit ma cabine. Péchaud, tiré à bout portant par un 109, plonge et disparaît dans un panache de fumée noire.Deux fritz m’attaquent par l’avant. Les traçantes encradent mon 01. Je maintiens la ligne droite, face aux messerschmitt.
Dégageront, dégageront pas? On va se percuter...Qui va se dégonfler le premier? A 1.000 km/heure en vitesse relative, nous nous frôlons dans un déchirement d’air.
Virage insensé qui affaisse affreusement le visage et écrase le corp sur le siège, colle les pieds au palonnier. Je suis dans leur queue, à 100 mètre à peine. Je gagne sur eux. Attendre, attendre encore un peu. Ne pas tirer trop tôt, pour rien.
Le second appareil s’encadre dans mon collimateur. 50 mètres... feu! Les quatres mitrailleuses crachent. Les balles percent la tôle ennemie. Dans un long panache de fumée noire, le messerschmitt touché à mort va exploser au sol. Virage rapide, remontée à plein moteur.
Le ciel est à nouveau serein. Seules, les cocardes brillent et virevoltent....”
in “CHASSEURS EN VUE ON ATTAQUE!” par le colonel A.A. LEGRAND




Un de nos pilote prêt à partir en mission
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MessageSujet: Re: Jours après jours : La drôle de Guerre   Mar 20 Sep 2005 - 14:33

MIKE-89 a écrit:
Un de nos pilote prêt à partir en mission
Vespa ???. happy3

Encore merci. hello

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Morane Saulnier
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MessageSujet: Re: Jours après jours : La drôle de Guerre   Mar 20 Sep 2005 - 19:58



Superbe récit, on s'y croirait !

Dommage que tu ne l'aies pas accompagné d'une photo de Curtiss

Merci excellent
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MessageSujet: Re: Jours après jours : La drôle de Guerre   Mer 21 Sep 2005 - 10:20

21 septembre:
Région de Sarreguemine: neuf Morane du I/3 en patrouille de protection d’un Potez63 du GAO 505 et d’un Mureau115 du III/2 ont engagé 3 Me109 avec à leur tête Mölder. Les Me109 abattent le Potez dès la première passe (tuant le capitaine Léonard , observateur détaché du 30° régiment d’infanterie) et un Morane isolé qui s’était porté à son secour.Le sous lieutenant Marius Baizé, pilote du MS406, évacue trop tard et se tue. Il est le premier mort du I/3.
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MessageSujet: Re: Jours après jours : La drôle de Guerre   Jeu 22 Sep 2005 - 10:19

22 septembre:
Dans l’après-midi, une formation de Morane du GC III/2, en mission de surveillance sur le secteur Altheim-Walshbronn, a identifié à 6.000 m au dessus de Zweibrücken un bimoteur de reconnaissance Dornier 17 accompagné de 4 chasseurs. Attaqué par surprise par l’adjudant Romey sans que les messerschmitt d’accompagnement aient le temps de s’interposer, le Dornier s’est engagé en piqué à la verticale dès les premières rafales et a percuté le sol à pleine vitesse où il s’est désintégré.


Un pilote dans son MS406

Décollant seul de Vitry-le-François pour rejoindre une patrouille du II/2, le sergent Duclos s’égare à la recherche de ses équipiers et se pose, complètement désorienté, sur le terrain allemand d’Eschien. Il ne peut mettre le feu à son avion avant d’être fait prisonnier, mais l’ennemi ne peut récupérer le Morane qui est détruit par un tir de l’artillerie Française.
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MessageSujet: Re: Jours après jours : La drôle de Guerre   Ven 23 Sep 2005 - 10:47

23 septembre 1939:
Le GR II/33 a effectué deux missions à 8.000 m sans résultat car à cette altitude l’appareil photo gêle. Une troisième mission a été effectuée en vol rasant. La division aérienne demandait de découvrir , du côté de Wittlich, un terrain d’où partent des Messerschmitt ; les avions d’observation des Corps d’Armée ont été attaqués plusieur fois...
Le lieutenant Laux part en observateur avec le sous-lieutenant Hochedé, pilote, et l’adjudant Bédiez, mitrailleur.
De nombreux postes de Flak ont été repérés et situés sur la carte, et l’avion tombe à l’improviste sur le terrain de Wittlich où deux chasseurs alaient décoller. Douze autres sont égayés sur la piste.


Départ en mission
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MIKE-89
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MessageSujet: Re: Jours après jours : La drôle de Guerre   Sam 24 Sep 2005 - 17:00

24 septembre:
Le colonel Fonck, célèbre as de la première guerre, a rendu visite au GC II/5, en honneur au sergent Legrand.

Le capitaine Fonck pose sur son appareil

Quatre Morane du GC I/3 ont été coiffés par 6 Me109. Le sergent Garnier endommage un Me109 avant de se faire descendre par un autre Me109. Au moment où le sergent Garnier pose son avion criblé de balles en campagne à Etting, il est tué par une rafale d’un 109 qui le ceuille en fin de roulement.L’adjudant-chef Combette et le capitaine Gérard abattent chacun un Me109.
(La mort du sergent Garnier motivera la pose de plaques de blindage à l’arrière du siège. L’usine Schneider du Creusot , dont le capitaine réserviste Gérard du I/3 est issu, répondra favorablement à cette demande.)


Une patrouille double de Curtiss du GC II/4 (escadrille du “petit poucet”) , accompagnant un Potez 637 du GR II/52 ont été attaqués par une quinzaine de Me109 du I/JG52. Le sergent De La Chapelle est descendu en flamme après avoir endommagé un Me109, mais il arrive à s’évacuer “in extremis”. Les adjudants Plubeau et Dardaigne réclament chacun un Me109.


Des Mureaux 115 contre des Bf109!
Le sous-lieutenant Petit nous raconte:
“Avec le lieutenant Bernard comme observateur , je suis parti sur le “107” pour une mission photo verticale de deux bandes verticales au-dessus de la Sarre. Pour la première fois, nous ne serons pas protégés par un Mureaux , mais par la chasse! C’est dire que nous nous sentons gonflés comme jamais.
...Les chasseurs étaient des Morane du capitaine Pape , du GC I/3...”
(A la fin de la mission photographique:)
“ La première attaque, je ne l’ai pas venu venir. Sans doute un piqué, presque à la verticale. C’est ce que nous nous sommes dit- plus tard- en constatant un large trou sur la partie supérieure du fuselage, à quelques centimètres de l’habitacle de l’observateur.C’était au canon.
J’ai perçu le choc dans l’avion. Un bruit sourd. Une secousse. Bernard commence à tirer. C’est qu’un deuxième Messerschmitt arrive. J’amorce une manoeuvre de dégagement. Mais l’allemand me suit et c’est un deuxième choc. Deuxième bruit sourd. Bernard ne tire plus.
Je me retourne. Je ne le voit plus: il s’est effondré. Je ne vois que du sang sur son pare-brise.
L’allemand n’est qu’à quelques mètres. Je le vois. je veux dire: je vois son visage, comme il doit voir le mien. Je pense qu’il doit avoir la même impression que moi: pas de haine. De l’application.
Il avait eu l’avantage. Il m’avait surpris. Mon rétroviseur était parti en éclats. Bernard était blessé. Peut-être mort. Je basculai et m’accrochai: au lieu de filer tout droit le voilà qui, déjà, fait sa ressource...Il est bien pressé de remettre ça! Mais cette fois, c’est moi qui tire. Je n’ai pas de canon comme lui, mais je serre terriblement la main et j’appuie de toutes mes forces avec le pouce sur le bouton qui fait cracher le feu , comme si je voulais accélérer la cadence de tir de ma mitrailleuse. Et je le suis. Pas longtemps, bien sûr, mais assez pour le garder dans mon collimateur un bon moment... Une seconde ou deux ? Que font les chasseurs?....
....La deuxième paire arrive. Cette fois, je l’attends. Et je me met à grimper sec en virage serré . C’est vrai qu’ils dérapent et ne peuvent pas me suivre! Si bien que je parviens à trouver refuge dans un nuage. Le nuage n’est pas gros et je l’ai vite traversé. Naturellement, on m’attend à la sortie. L’allemand est seul. Il tire, il m’encadre, il me manque. Il dégage en chandelle. Je tente de le suivre, je l’ai dans mon collimateur. A mon tour , je tire. Là encore, il se dégage vite et disparaît, mais , vraiment cette fois, quand j’ai lancé ma rafale , j’avais l’impression qu’il était à quelques mètres et je suis sincèrement dépité de ne pas le voir tomber en flammes....”
(In “ICARE” n° 53)
Sous la protection du capitaine Pape , l’appareil est rentré à bon port. Le lieutenant Bernard , grièvement blessé a survécu et tous les 24 septembre, quand c’est possible, nos deux protagonistes ne manquent pas d’en féter l’anniversaire.
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MessageSujet: Re: Jours après jours : La drôle de Guerre   Sam 24 Sep 2005 - 20:01

Voici un Mureaux 115 serré de près par 2 Bf 109 pour illustrer ton récit.

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MessageSujet: Re: Jours après jours : La drôle de Guerre   Dim 25 Sep 2005 - 15:25

Super ton dessin! MERCI. Il illustre bien la dernière partie du texte excellent
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MIKE-89
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MessageSujet: Re: Jours après jours : La drôle de Guerre   Dim 25 Sep 2005 - 15:40

25 septembre 1939:
Joseph Kessel et Edouard Helsey, journalistes de Match, sont allés interwiever Legrand au II/5.Un article devrait bientôt parraitre.

Le MS406 n°53 du sergent Grimaud (GC II/7) prend feu en vol. Son pilote a eu le temps de sauter en parachute, mais s’est blessé contre l’empennage.L’origine de l’incendie est inconnue.

L’adjudant Baptizet de l’escadrille des “petits poucets” nous raconte son premier combat:
“Je pars en patrouille avec le capitaine Claude, chef d’escadrille, comme sous chef de patrouille et l’adjudant Tesseraud comme équipier.
Protection sur secteur Bergzabern-Haguenbach; nous sommes protégés par deux patrouilles simples du groupe I/4qui sont venus nous renforcer la veille.Arrivée sur secteur à 11h25. Tout est calme, pas de DCA, pas de chasse ennemie.
Rencontrons une patrouille de quatre Morane 406 en protection sur le secteur plus à l’ouest. Nous les reconnaissons et reprenons notre mission. Tout est calme toujours.
12h10: salve de DCA, flocons noirs, c’est la première fois que j’en vois, centrée un peu sur la droite du CP. Je me porte sur la gauche en changeant de direction brutalement.
Quelques minutes après nous sommes attaqués par l’arrière; soleil dans le dos. L’adjudant Tesseraud a un Me109 dans la queue. Je fais un simili-retournement tout en m’assurant que je ne suis pas attaqué. Je fonce sur le Me qui m’aperçoit, fait un virage à gauche, puis à droite. Je me colle derrière; il pique plein tube, moi aussi. Nous arrivons dans une couche légère de nuages. Je lui ai déjà laché quelques rafales, il file toujours tout droit. Dans les nuages je ne vois plus rien, mais je fonce toujours. J’aurais cru qu’il en aurait profité pour changer de direction mais je le rattrape à la sortie. Je le tire à nouveau. De son plan droit sort une grosse flamme, beaucoup de fumée. Je dégage immédiatement en virage à gauche en montant, n’étant pas certain de n’être pas poursuivi et laisse le Me à son sort. Il a du tomber près de Bergzabern. Je me reporte aussitôt sur le point de ralliement: Hagueneau où je retrouve aussi des appareils du I/4, ce qui prête à confusion.
Pendant ce temps, l’adjudant Tesseraud attaque, poursuit et abat un Me109 au nord de la Bienwald.
12h25: quelques minutes après la reprise de la mission, vers l’arrière, une des deux patrouilles d’accompagnement est aux prises avec les Me109. Je reste néanmoins dans ma patrouille; au cours d’un nouveau changement de direction, je vois que ça bagarre toujours. Revenant sur mon chef de patrouille, je ne vois plus personne.
Il a dû déclencher une attaque au moment de la conversion, suivi de l’adjudant Tesseraud. Je n’ai pas vu d’ennemi nous attaquer. Je me retrouve seul et vais provoquer un Me qui tourne au dessus des bagarreurs. Il me voit, pique, moi aussi. Je l’attaque par l’avant, en piqué et lui lâche une rafale. Il fait un retournement, passe sur le dos, pique en battant des plans. J’ai un moment d’hésitation, ce qui m’empêche de le rejoindre aussi rapidement que le premier. Je me rapproche cependant. Cela finit en rase-mottes. Je lui envoie mes dernières munitions quand je m’aperçois que je suis presque à bout d’essence et suis en territoire ennemi. Je l’abandonne et rentre chez nous en manoeuvrant ferme pour éviter les salves de petit calibre que ne me ménagent pas les défenses au sol.Je vais me poser à Saverne, ne pouvant rejoindre mon terrain avec ce qui me reste d’essence.
L’adjudant Tesseraud s’y trouve déjà pour la même raison. Il n’y a pas d’essence C. Qu’importe, mous mettrons de la A. Nous rentrons ensemble à notre base à bas régime moteur. Nous apprenons qu’il manque chez nous quatre appareils; bientôt nous savons qu’il y en a trois de posés à l’extérieur et qu’un autre est tombé près des lignes. On a vu descendre un parachute. Plus tard, dans l’après-midi, nous apprenons que le corp d’un officier français a été retrouvé: deux balles dans la tête, une dans une cuisse. C’est le capitaine Claude.
C’était sa première mission...”

In “ICARE n°53”

Au GR II/33, le problème du gel du matériel photographique a été résolu. Les mécaniciens de l’équipement, avec le lieutenant Peyroux ont confectionné, à partir d’une veste du personnel naviguant, une housse chauffante taillée aux mesures de l’appareil photo. Ainsi, ils ont, pour la première fois pu ramener des photos prises à 8.000m au cours de deux missions.


Nous apprenons qu’hiers, 24 septembre, la ville de Varsovie a été bombardée par 1.150 avions allemands.

Varsovie bombardée

Les Stuka attaquent
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Morane Saulnier
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MessageSujet: Re: Jours après jours : La drôle de Guerre   Dim 25 Sep 2005 - 20:44



Encore merci pour ce super récit.

Ce qui est étonnant c’est qu’un MS 406 ai pu suivre un 109 en piqué, mais il ne s’agissait peut être pas d’une version E.
Il me vient 2 réflexions à la lecture de ce témoignage.
Bien souvent les récits de combats dans cette première période décrive souvent les pilotes allemands comme relativement « hésitant » voir peu combatif (cela a bien changé ensuite).

D’autre part, je trouve que les pilotes de la Luftwaffe acceptait facilement le combat « tournoyant », domaine ou le MS 406 était supérieur, sans forcément profiter au maximum de leur avantage en vitesse. Cela a permis au Morane de glaner quelques victoires.
Je me demande d’ailleurs si les alliés n’ont pas fait la même erreur au début lorsqu’ils ont été confrontés au Zéro.
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MessageSujet: Re: Jours après jours : La drôle de Guerre   Lun 26 Sep 2005 - 9:33

MORANE SAULNIER a écrit:


Je me demande d’ailleurs si les alliés n’ont pas fait la même erreur au début lorsqu’ils ont été confrontés au Zéro.

Tout à fait! Mais ils ont vite compris que le dog fifht était à éviter.
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MessageSujet: Re: Jours après jours : La drôle de Guerre   Lun 26 Sep 2005 - 11:15

26 septembre1939:
Une occasion manquée: Le capitaine Accart nous raconte un de ses combat:
“ .... à part nos huit Curtiss, le ciel semblait absolument vide, quand, soudain, par un phénomène de génération spontanée que j’ai retrouvé souvent, des messerschmitt ont paru. Pas de doute possible, avec le fuselage mince et allongé, les plans carrés aux extrémités, ce sont bien les chasseurs monoplaces allemands Me 109.
Une seconde pour les identifier en se rapprochant de la patrouille menacée, et déjà Brian, après un virage serré à droite, peut lâcher une rafale à moins de deux cent mètres, pendant que Morel, à ma gauche, s’est rabattu par l’avant sur un adversaire derrière lequel je vais me trouver, à moins de quatre vingt mètres, au moment où il est tiré de trois quart avant à même hauteur par le Curtiss de Morel qui passe à quelques mètres au-dessus de moi avec une vitesse relative de sept cent kilomètre à l’heure au moins.
J’ai à peine appuyé sur la gâchette que je vois le monoplace ennemi éxecuter un retournement déclenché. Pendant un instant il montre son ventre blanc grisâtre qui lance un éclat couleur d’acier, avant de fuir à la verticale. J’ai fait le même mouvement et nous fonçons plein moteur vers le sol, lui à cent cinquante mètres de mes mitrailleuses qui crachent de temps en temps, d’une façon fugitive, car je ne peux ajuster mon tir; en effet, le pilote allemand manoeuvre rematquablement, déclenchant alternativement, malgré la vitesse, une espèce de vrille à droite, puis à gauche. En jetant uhjn regard derrière moi pour m’assuer que je ne suis pas moi-même poursuivi, j’aperçois ce brave Morel qui m’accompagne fidèlement dans ce piqué à plus de cinq cent kilomètres à l’heure. En dessous de nous, le banc de cumulus grossit à vue d’oeil; l’aiguille de l’altimètre tourne de plus en plus vite: deux mille cinq...deux mille...quinze cents. J’allonge un peu mes rafales, car l’avion vert fonçé et luisant aux rayons du soleil, se détachant sur les nuages, me distance peu à peu et je crains de la perdre. Ensemble nous commençons une ressource qui doit le coller, comme moi, pesamment au fond de son siège.
Mais, dèjà, il a disparu dans le coton blanc qui m’environne. Je remonte au-dessus : l’altimètre indique mille mètres. Une demi-minute plus tôt, nous étions à cinq mille mètres. Plus rien qu’un tapis blanc et un ciel vide. Morel est passé sous le plafond, mais le Me109 n’a pas reparu.
Mal pris, il a fort bien manoeuvré pour se débarrasser de nous. Morel, à l’atterrissage, traduira son admiration en disant : “je lui aurais bien volontiers serré la main.”
(In “ICARE” n° 53)


Les troupes allemandes sont aux portes de Varsovie.

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MessageSujet: Re: Jours après jours : La drôle de Guerre   Lun 26 Sep 2005 - 16:03

MORANE SAULNIER a écrit:
: Il me vient 2 réflexions à la lecture de ce témoignage.
Bien souvent les récits de combats dans cette première période décrive souvent les pilotes allemands comme relativement « hésitant » voir peu combatif (cela a bien changé ensuite).

D’autre part, je trouve que les pilotes de la Luftwaffe acceptait facilement le combat « tournoyant », domaine ou le MS 406 était supérieur, sans forcément profiter au maximum de leur avantage en vitesse. Cela a permis au Morane de glaner quelques victoires.
.

Effectivement, les allemands, à cette époque, n'étaient pas combatifs sur ce front. Les polonais les occupaient quand même un peu. Ils se contentaient de gêner le travail des avions d'observation français, sans se frotter à la chasse. Il ne faut pas oublier que les pilotes de chasse français étaient à 95% des professionels parfaitement entraînés à la voltige et au tir. Si on ajoute qu'ils pilotaient des avions très manoeuvrables, ils devaient être assez redoutables malgré le manque de puissance de leurs appareils.
Pour ce qui est des combats tournoyants, j'ai l'impression que les pilotes allemands présents sur ce front à cette époque, étaient peu entrainés et devaient être assez façilement tentés, par les pilotes français, à faire ce qu'ils ne devaient surtout pas faire.
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MessageSujet: Re: Jours après jours : La drôle de Guerre   Mar 27 Sep 2005 - 11:29

27 septembre1939:
Première mission de nuit pour le GR II/33. Les lieutenant Laux, observateur, sous-lieutenant Hochedé, pilote et adjudant Millet, mitrailleur, sont allés reconnaître les mouvements ennemis sur les voies ferrées dans la région de Trèves, Coblence, Wetzlar, Giessen, Wissen et Cologne. La mission a duré deux heures quarante. La Flak et les projecteurs furent très actifs du côté de Coblence, Sarrebrück et Kaiserlautern.

Varsovie a capitulé
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MessageSujet: Re: Jours après jours : La drôle de Guerre   Mer 28 Sep 2005 - 9:22

28 septembre1939:
Deuxième mission de nuit pour le GR II/33. Les sous-lieutenant Lacordaire, pilote, adjudant-chef Desalme, observateur et adjudant Vinckelvleugel, mitrailleur-radio ont ramené des renseignements de première importance du même secteur qu’hiers.
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MessageSujet: Re: Jours après jours : La drôle de Guerre   Jeu 29 Sep 2005 - 9:24

29 septembre1939:
Les huit escadrons de bimoteurs Bleinheim que les anglais devaient envoyer en renfort de l’AASF ne viendront finalement pas.

Au GR II/33, une nouvelle méthode de reconnaissance a été essayée. La mission en rase-motte a donné d’excellents résultats. Pourquoi ne pas ajouter, au bénéfice de la surprise qu’elle réalise, celui de l’heure?
L’avion décolle à l’aube , avec le lieutenant Mottez, observateur, le sergent-chef Favret, pilote et l’adjudant Vaudaine, mitrailleur. Après avoir survolé Trèves, Gerosbel, Hotweiller et Wissen, l’équipage est rentré sans avoir eu de problème avec la Flak encore mal reveillée à cette heure matinale.

En Pologne, Modlin a capitulé.
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MessageSujet: Re: Jours après jours : La drôle de Guerre   Jeu 29 Sep 2005 - 21:26

Comme je vais être absent jusqu'à lundi...

30 septembre:

Bilan des activité du mois de septembre:
-Pour la chasse: 1.157 missions de guerre ; 22 victoires; 11 appareils perdus ( 2 MS406 + 6 CurtissH75 abattus en combat aérien , 1 MS406 non rentré de mission , 1 MS406 endommagé , 1 CurtissH75 endommagé)
-pour le renseignement: 683 missions ; 20 appareils ne sont pas rentrés ( 3 Potez637+1Bloch131+3 Mureaux abattus par la chasse ; 2 Bloch200 + 1 mureaux abattus pas la flak ; 2 Potez637 + 2 Bloch131 + 3 Mureaux non rentrés de mission ; 1 Potez637+1 Bloch131 + 1 Mureaux + 1 Potez37 endommagés en combat ou par la flak)

Des chasseurs du I/5 et du II/5 ont été engagés par une importante formation de 109; bilan du combat : 6 allemands descendus pour trois pertes françaises. Sont tombés ce jours, le sergent Lepreux, le sous-lieutenant Le Restiff, et le sergent Magnez. Sur les six victoires, cinq sont homologuées car tombés dans nos lignes: 2 par le lieutenant Huvet du II/5, 2 par l’adjudant Genty du I/5, et 1 par l’adjudant Lachaux, des cigognes.
L’adjudant Genty nous raconte son combat:
“ Ce jour-là, nous étions à nouveau dans le secteur du II/5; trois patrouilles, dont deux de l’escadrille, une du II/5, en formation assez large dans un ciel parsemé de stratus par visibilité moyenne. Chef de la première patrouille , je me tenais , selon les ordres reçus, en arrière et 500 mètres en dessous de celle qui me précedait: singulière position, mais c’était les ordres...
Nous arrivions en bordure du secteur lorsque notre attention fut attirée, devant nous, par quelques tirs de FLAK, des fusants rouges.”
Le combat s’engage, les deux ailiers de Genty semblent touché, et il rejoint le chef de patrouille...
“Allons-y...
Et d’ailleur, je n’ai même pas le temps de réfléchir: un Me109 est là, face à moi dans l’axe, qui m’aligne ; les flèches rouges de ses tracantes m’encadrent, cependant que je le prend dans mon collimateur. Il grossit démesurément : à bout portant, j’ouvre le feu à mon tour. Des débris s’en échappent : il éclate littéralement et je dois cabrer vilemment pour éviter son cockpit. C’est fini pour lui et, dans la ressource, je le vois descendre en flammes, dèjà très moin là-bas.
Au-dessus, la mélée continue, filante, insaisissable, et pourtant, il y a des avions partout. Des tracantes me dépassent, un Mersserschmitt est là sur ma droite, qui me tire en virage et passe devant mon nez à une vitesse folle, trop vite pour que je puisse le rattraper. Puis un autre qui le suit en piqué. Mais là, un peu plus bas , quatre Me109 et deux Curtiss se livrent un combat tournoyant impitoyable. J’entre dans la noria mais il est difficile d’accrocher une cible dans ce cadrille échevelé sans voir aussitôt apparaître derrière soi le nez d’un ennemi. J’en accroche un pourtant, qui suit l’un des nôtres ; je suis dans sa queue mais il m’a vu et, rompant son attaque, il cherche à m’échapper en évolutions serrées.
Trop tard, mon gaillard! Ce jeu-là; il y a longtemps que je le pratique, tu ne m’échapperas pas...
Comme à l’entrainement, je l’ajuste et, à quelques dizaines de mètres, je lâche de courtes rafales qui font mouche. Ses évolutions se relâchent... fumée blanche, fumée noire, débris de plans... il tombe et s’écrase au sol devant moi.
Et de deux! Ca commence bien!
Je reprend de l’altitude. Etrangement, le ciel est brusquement calme: le combat n’a duré que quelques minutes et déjà mes Messerschmitt ont disparu.”
In ICARE n° 53


Au cours d’une mission de protection d’un Potez637 du GR II/52, deux patrouilles légères du GC I/3 engagent des Bf 109.; aucune perte , aucune victoire.

Journée noire chez nos alliers Anglais: la totalité d’une formation de 5 “Battle” du Sq.150 a été détruite par 15 Me109. Les anglais ont décidé de ne plus faire de sortie de “Battle” sans protection de la Chasse.


1 octobre 1939:
Le personnel de l’Armée de l’Air est, à ce jours, recensé de la façon suivante:
Officiers et élèves officiers..................................9.368
Sous-officiers et élèves.....................................31.084
Hommes de troupe..........................................110.257

Nos unités alignent :
MS406....................223 appareils
Curtiss H75...............95 appareils
Potez 630....................7 appareils
Potez 631................104 appareils
Potez 637.......... .......34 appareils
Potez 63.11.................3 appareils
Lioret-et-Olivier451.....5 appareils

Total.........................471 appareils

ETRANGER:

Après une lutte acharnée, les côtes polonaises ont cessé d’être défendues ; le commandant de la flotte polonaise s’est rendu.
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MessageSujet: Re: Jours après jours : La drôle de Guerre   Mar 4 Oct 2005 - 11:05

4 octobre 1939:
En France, le mauvais temps persistant, pluie et brouillard, gêne fortement les vols. Seuls quelques Mureaux115 décollent mais RAS.
En Pologne:
A l’issue d’une campagne éclair de quatre semaines, l’aviation polonaise compte 327 avions perdus sur les 435 jetés dans la mêlée, parmi lesquels bon nombre de Karas. La Luftwaffe déplore, quand à elle, la perte de 279 avions, soit 12% de ses effectifs en ligne au 1er septembre, parmi lesquels 67 Bf109 sur les 200 engagés, 12 Bf110, 31 Ju87, 97 appareils divers, et surtout, 78 bombardiers bimoteurs. Pour les aviateurs allemands, aucun doute n’est permis. Les résultats obtenus pendant la campagne de Pologne démontrent “qu’avec la luftwaffe, une arme décisive est née”.

Les parachutistes


Les bombardiers allemand dans le ciel de Pologne
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MessageSujet: Re: Jours après jours : La drôle de Guerre   Mer 5 Oct 2005 - 20:34

5 octobre 1939:
La mission Thouvenot-Jacquin vient de signer aux Etat-Unis un contrat portant sur 530 Curtiss supplémentaires : 135 A3 et 395 A4 livrables à partir de février 1940.Ces appareils s’ajouteront aux 375 chasseurs déjà commandés fin août .
Les H 75-A3 ne diffèrent du A2 que par son moteur Pratt&Wittney un peu plus puissant, développant 1.200 ch au décollage et 1.050 à 2.300 m d’altitude. Le H 75-A4 (désigné H 751 dans l’Armée de l’Air) est prévu pour recevoit un moteur Wright “Cyclone 9” de même puissance. Armés de 6 mitrailleuses, ces avions devraient atteindre 520 km/h entre 1.500 et 2.000 m d’altitude.


Etranger:
L’URSS a imposé à la Lettonie (comme elle l’a fait pour l’Estonie le 28 septembre dernier) un traité d’assitance mutuelle. Les troupes soviétiques s’installent sur la Baltique.
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