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 Un aticle de revue d'époque (1ère partie)

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Manfred
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MessageSujet: Un aticle de revue d'époque (1ère partie)   Sam 11 Juin 2005 - 13:49

Bon, il s'agit de quelques chose que j'avais posté y'a plusieurs mois sur france simulation et que je vais sous peu recommencé (vut que je suis enfin en vacances donc plus de temps dispo)

L'Illustration, Samedi 6 Juillet 1918


Voila, désormais pendant, quelques semaines, place à un document exeptionnel.
Il s'agit de l'intégrale d'un numéraux du journal illustré: l'Illustration datant du samedi 6 juillet 1918, il s'agit d'un numéraux consacré uniquement à l'aviation...

Bon, il s'agit d'un document que j'ai hérité y'a quelques année de mon grand-père, qui avait 13 ans en 1914 et qui consient de l'évenement fondamentale qui se déclancher à cette date, avait décider de collectionner tous les numéraux de cette revue jusqu'à la fin de la guerre... Il les a par la suite fait relié, ce qui explique, que j'ai en ma possesion, plusieurs reliure contenant tous les numéraux publié par l'Illustration depuis la déclaration de guerre en 1914 jusqu'à décemenbre 1919. Dernièrement en feuilletant ces vielles revues (c'était y'a 3 ans plus exactement), j'ai repéré ce numéraux du 6 juillet 1918 traitant uniquement de l'aviation... Aprés avoir longuement réflaichit, j'ai décidé de vous donner la chance de pouvoir découvrire ce document exeptionnel...

Seul petit problème, mon scaner étant en panne (et j'ai pas l'argent pour m'en racheter un en ce moment), vous n'aurez pas accés aux magnifique schémat explicatif et aux superbe illustration..., mais bon, promit, déja que je pourrais, je vous scanerais tous ça...

Pour cette semaines, je vous est tapé, la première partie de la revue, qui est en quelques sorte, une introduction/editorial (pour l'info, la revue doit bien faire + ou - 20/30 pages...).

Bonne lecture...

PS: Il est possible que par moment, pas forcément dans l'extrait que vous avez là, que certaines infos, soit quelques peu douteuse, voir fausse, n'oubliez pas que le numéraux est sortie en 1918, c'est à dire en pleine, guerre..., donc, propagande oblige...

II/JG69_Manfred

L’ILLUSTRATION : NOTRE AVIATION DE GUERRE :

Samedi 6 Juillet 1918


Dans l’Espace :

Vous vous installez dans le fuselage, mince nacelle entre les vastes ailes et, pour peu que le soleil joue sur les toiles, accuse leur transparence et glorifie l’atmosphère, vous croyez partir en avion vers la chimère et la poésie. A peine le moteur est-il en marche qu’au vent de l’hélice, au tonnerre des gaz qui s’échappent, au branle de l’air et de la carlingue, votre âme de libellule s’évanouit, votre sensibilité se reprend, s’accroche à la plus tangible des réalités. Voler ne tient pas du rêve ne ressemble à un sport que de très loin. Vous voilà dans une machine et vous vous lancez avec elle à la conquête d’un monde nouveau.
Le pilote exerce son moteur, l’accélère, le ralentie, l’accélère encore. Depuis des heures les mécaniciens mettent l’appareil au point. Avant de lui confier sa mission et sa vie, le pilote en mesure l’obéissance. Si quelque chose ne va pas, la sagesse ordonne de surseoir. Mais les commandes fonctionnent, le moteur tourne bien, on peut partir. Le pilote lève le bras, les manœuvres ôtent les sabots qui calent les roues, l’hélice ronfle plus fort, l’avion démarre. Il roule, cherche le vent, court en ligne droite à sa rencontre, lève la queue, s’allège et s’envole.
De la terre à l’espace, la transition est insaisissable. Ni le regard, ni le sens intime n’en peuvent fixer le moment. Dés que l’avion prend de la vitesse, l’hélice, le moteur, les ailes, la cellule semblent s’unir d’un même élan. Ce n’est plus la maladroite carlingue que cahotent les touffes d’herbe, c’est une créature qui retrouve sa destinée. Elle s’anime, se soulève de désir, son désir vous gagne, on sent qu’in va voler, on vole, on n’a pas senti le passage. Du sommeil au réveil, de l’enfance à la jeunesse, de la vie à la mort une illusion pareille nous offusque à nous-même. En quittant le sol vous avez glissé dans une autre vie.
Vous montez. Aucun choc. L’herbe, les terres labourées, les buissons, les fermes, les routes, les bois fuient sous vous d’autant plus vite que vous êtes moins haut. La carte se dessine, taches vertes, jaunes, rouges, coupées par les lignes blanches des routes et les lumières étamées des cours d’eau. Les ailes penchent et se redressent, d’un bercement doux comme celui des voiles. Elles paraissent énormes, appuyées sur l’air avec force, et leur stabilité étonne. L’hélice vous aspire d’un souffle formidable, le moteur ronfle en tempête, vous allez dans le bruit et le vent. L’aéroplane vire, vous incline à vous verser, la terre pivote sous vos yeux, vous apercevez le terrain d’ou vous êtes parti déjà perdu dans le cercle de l’immense horizon ; les spirales ascensionnelles franchissent les remous, vous arrivez aux couches homogènes de l’air, les forêts sont à vos pieds comme des tapis de prière, les villages comme des arches d’enfants ; vous prenez la ligne droite et vous découvrez l’espace.
L’aviateur seul connaît l’espace, milieu indéfini où flottent toutes choses et milieu à trois dimensions. Dans la vie du sol notre sensibilité normale ne k’envisage jamais qu’au-dessus du plan. Il existe en avant et en arrière, à droite et à gauche, au dessus, non au-dessous de nous. Notre naturelle horreur du vide vient de là. Nous répugnons à l’abîme et nous n’imaginons l’infini que comme une calotte sans fond posée sur notre plancher. Nous spéculons sur trois dimensions en géométrie, mais nous vivons avec deux et demi. Toutes nos sensations, celle même de notre personnalité, s’attachent à la terre de tout notre poids.
En avion, l’étendue se révèle comme le milieu totale. Les nuages, la pluie, l’ombre et la lumière, le soleil et l’impondérable le peuplent. Les orages s’y localisent et la nuée n’en forme qu’un accident. Vous les contournez, vous passez dessus, dessous, à votre gré. Le sens du mouvement s’enrichit : vous n’allez plus seulement à droite et à gauche, vous allez à droite, à gauche, en haut et en bas. Votre vue court sur la verticale. La verticale ne s’arrête plus à vos pieds, car ils sont sur l’espace comme il est sur vous. Le bruit du moteur, l’altitude vous rendent sourd, vous ne percevez plus le monde que par vos yeux, vos yeux ont perdu leur appui qui est le sol.
Il faut réformer tous vos sens, les raccommoder entre eux. Ne croyez pas que ce soit simple : avant d’y voir en avion aussi bien que dans la campagne, avant de pouvoir s’y diriger et se reconnaître sur les chemins de l’air, une longue éducation s’impose, d’autant plus nécessaire qu’aucune hérédité ne la facilite. La lutte s’engage contre vous et votre passé ancestral. Vous êtes homme et vous devenez oiseau. Vos notions de la vitesse de la mobilité, de l’ouïe, de la vue, de la respiration, le rythme de votre esprit, celui de votre sensibilité, tout dois changer. C’est une autre nature à conquérir, à dresser en suite à la guerre. Pour dominer l’espace il faut d’abord s’y adapter.
Il en vaut le peine, car aucune contrée n’offre au voyageur d’aussi prestigieux spectacles. Rien n’est émouvant comme ces brusques orages, morceaux de nuit humide dressés sur la terre, colonnes d’ombre dans la clarté totale. C’est un bain à prendre pour le traverser, une douche ou les gouttent vous arrivent au visage à 150 kilomètres à l’heure et font sur la peau l’effet de coups de vrille. Vous ne volez pas, vous plongez dans la grêle, l’eau et l’obscurité. mais cette traversée des limbes a de radieuses sorties vers le jour. La réapparition du soleil, du bleu impassible, l’orage sous soi, transporte d’une joie primitive, qu’on imagine dans les yeux qui virent le premier soleil levant.
Vous dominez la mer de nuages, nappes errantes qui roulent et glissent les unes sur les autres, se désagrègent et se reforment, soyeuses ou mates, transformatrices de lumière, blanches, roses, jaunes, bleues, vertes, foncées ou claires, métalliques ou fibreuses, opaques ou transparentes. Le chaos des formes et des couleurs s’agite dans votre royale solitude. L’azur vous emporte dans ses tons froids et le soleil vous absorbe dans sa splendeur triomphante. Cà et là des trous : une rivière, des maisons éparses, noyées dans l’ombre d’un nuage ou scintillant sous un rayon de gaieté. Ils apparaissent très vite, très loin et la mer les recouvre aussitôt. Tous les enchantements romantiques planent avec vous.
Il suffit d’un rien pour rompre le charme. Quelques ratés à la carburation, un coup d’air, une fausse manœuvre, une distraction du pilote et votre gloire sait de quoi elle est faite : de lames de bois, de quelques fils d’acier, de quelques mètres de toile, le tout accroché à la masse propulsive du moteur. Vous n’êtes qu’une chose lourde, impropre à l’espace, emportée par un bolide dont la destinée et la vôtre, parmi les fragiles étais où votre équilibre est suspendu. Vous volez à conditions que cela marche, et vous ne vous dirigez que si l’appareil tient. Si ce tendeur cassait ? Si l’aileron ne s’abaissait pas ? Si l’hélice stoppait ? Vous êtes lancé à 200 à l’heure, à 4 000 mètres d’altitude, sur une trajectoire de si. Vous êtes livré à la plus instable des machines. En l’air la mécanique est souveraine ; l’homme ne compte que si elle le veut bien.
La fin du vol réserve une sensation délicieuse : le moteur mis au ralenti, le vent caresse les cordes et l’avion pique avec la précision d’une flèche. Il glisse sur l’air, sans effort, coule en chute ouatée . la terre s’approche, on distingue les arbres, les sillons, les herbes. On retrouve sa vision, ses paysages, ses horizons accoutumés.
La pente s’accuse, le sol monte, vous êtes précipité jusqu’à ce que redressé à temps, l’appareil coure à nouveau sur le terrain comme un perdreau qui piète et gagne ses couverts.


_________________
Combats aériens sur la Corne de l'Afrique (juin 1940 - novembre 1941)
http://aviationaoi.wordpress.com/
(version 2.1, MAJ avril 2013)
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