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 Jours après jours: la bataille de France

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MIKE-89
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MessageSujet: Re: Jours après jours: la bataille de France   Sam 3 Juin 2006 - 15:39

3 juin 1940:

Opération Paula : En tout début d’après-midi, trois cent bombardiers volant à une altitude d’environ 5.000 mètres sont protégés par deux cents Messerchmitt 109 et 110. Trois axes sont suivis par les vagues de Heinkel 111, Dornier 17 et Junkers 88. Ces avions bombardent les terrains d’aviation dont treize sont occupés par notre Armée de l’Air. Les installations du Bourget, de Saint-Cyr et de Guyancourt subissent également un pilonnage intense; les usines Citroën et Renault ainsi que les gares de Melun, Nangis, Creil, Estampes, Mantes et d’autres sont très endommagées.(30)

Pas d’ordre de mission pour le I/54 en attente à Beauvais. Des bombardiers allemands leur ont lançé des tracts.(7)

GC I/1: Journée noire: “Décollages à vue après des heures d’alertes, départs précipités en tout sens, patrouilles dispersées, avions isolés, plein moteur, à contre courrant, cherchant désespéremment à prendre de l’altitude sous des vagues de bombardiers ennemis protégés par de scintillants 109 qui piquaient efficacement sur chaque cocarde française qui passait à proximité.
L’armada allemande passée, les avions regagnèrent le terrain, aussi dispersés qu’au départ. Huit Bloch 152 sur les vingt et un qui avaient pris l’air, brûlaient autour de Chantilly: 6 pilotes tués, 2 grièvement brûlés. La leçon avait été dure, mais au moins les pilotes n’en portaient pas la responsabilité
.(In Icare n° 156 ; témoignage GARDE)

Une patrouille triple du groupe II/9 a été envoyée à Chantilly pour renforcer le I/1 en prévision de l’opération “Paula”.De 13h15 vers 13h45, les pilotes esayent d’attaquer les formations de bombardier qu’ils apperçoivent, mais sont systématiquement obligés de rompre leurs attaques et de se réfugier dans les nuages car les chasseurs allemands d’escorte sont beaucoup trop nombreux et vigilants. Puis, en tout début d’après-midi, de nouveaux bombardiers sont signalés en approche et le patrouilles d’alerte décollent. Sur ordre du commandant du GC I/1, qui craint un bombardement du terrain, tous les avions en état de voler décollent. Les derniers, pilotés par Trébod, Maréchal et Legentil, décollent en catastrophe, les uns après les autres et se font surprendre par une dizaine de chasseurs Me109 alors qu’ils cherchent à se regrouper. L’avion de Trébod fut retrouvé, contenant son corp meurtri et décapité, à Boran. Celui de Maréchal a été vu en flammme par des Sapeurs; il s’est abîmé dans l’Oise.Les sapeurs ont témoigné qu’ils avaient vu cet avion poursuivre et tirer un Me109 tombé peu avant le vélodrome de Creuil.Quand à Legentil, il a sauté de son avion en flamme, visage et mains grièvement brûlées.Bilan de la journée : 1 Me109 abattu mais 2 pilotes tués (Trébod et Maréchal) et 1 blessé (Legentil)(9)

GC I/2: le groupe est en alerte dans le cadre de l’opération “Paula”. A 15h15, le groupe reçoit enfin l’ordre de décoller, direction Vitry-le-François/Chalons-sur-Marnes, altitude 6.000 en vue de l’interception des bombardiers. RAS, les bombardiers sont bien passés, mais il y a longtemps!(35)

ECM I/16: “Nous étions sur le terrain de Meaux, il y avait 50 avions sur le terrain de Moissy-Cramayel, entre Meaux et Melun. Les allemands sont passés entre onze heures et midi. Ils sont venus bombarder Paris par un ciel clair. Deux cent avions allemands nous sont passés dessus. Tout nos avions étaient au sol. On a essayé de téléphoner pour avoir des ordres, mais personne ne nous a donné l’ordre de décoller.” ( ICARE n°156 ; Henri Cormouls)

GC I/3 : L’alerte commence à 04h30. Une mission de protection d’un avion de reconnaissance sur Abbeville et combat sans résultat contre des Bf109. Puis, en début d’après-midi, la tour Eiffel annonce l’arrivée de nombreux bombardiers allemands. Les pilotes du GC I/3 sont les premiers à entrer en action. A 13h10, 17 Dewoitine 520 décollent en sept patrouilles et grimpent à plein régime et engagent le combat : Le Cne Challes obtient une victoire probable sur un Do17, puis l’A/C Bourbon en abat probablement un autre au dessus de Melun. Mais les Me109 interviennent et abattent l’avion du Sgt Robert qui trouvera la mort dans le crash de son Dewoitine. Quelques instants après, ce sont le S/Lt Silvan et l’Ajt Octave qui sont obligés de poser leur avion endommagé par les tirs des chasseurs adverses. De son côté, le S/Lt Salva descend, en collaboration avec le S/Lt Tholon du GC I/8, un Junker 88 qui se pose train rentré près de Cocherel (Seine et Marne ). Le moteur du Dewoitine du S/Lt Prévost est touché par un tir de la chasse ennemie alors qu’il grimpait vers les bombardiers, et le pilote est obligé de se poser dans les meilleurs délais. L’Adjt Vinchon est abattu en flamme et l’appareil et son pilote s’écrasent au lieu-dit Le Charton à Charmentray (Seine et Marne). Le Lt Bartos touche un He111 au dessus de Lagny-sur-Marne et le bombardier se pose près d’Echampeu. Le Sgt Dumoulin, attaqué par des Me 109 et 110, est abattu et saute en parachute. Le Sgt Glauder est obligé de poser son appareil en catastrophe près de Lognes (Seine et Marne).Le bilan de la journée est mitigé : 2 Bf 109 sûrs, 1 Ju88 sûr, 2 Do17 et un He111 probables pour 2 pilotes tués , deux appareils détruits, et cinq endommagés.(30)

GC II/3 : le groupe est totalement surpris par les bombardiers allemands et plusieurs D520 sont détruits au sol sans que les pilotes puissent intervenir efficacement.(12)

GC III/3 : Les 14 pilotes de la 2ème escadrille (6°) viennent de s’envoler pour Toulouse afin de récupérer des D520. Ils avaient été maintenus à Cormeilles avec leurs MS406 en prévision d’une opération de bombardement allemands sur Paris, mais comme les allemands ne se décidaient pas...(12)

GC I/5 : 21 Curtiss emmenés par le commandant Murtin ont décollé de Saint-Dizier pour une mission de destruction de bombardiers sur le secteur Epernay-Reims. Le groupe a rencontré une formation d’environ 100 bombardiers protégés par 50 à 70 chasseurs Messrschmitt 109 et 110. Le commandant Murtin a abattu un 109 avant d’être lui même descendu (pilote blessé). Le Sgt/C Bressieux a descendu le vainqueur de Murtin (il s’agit là de sa sixième victoire officielle). (10)

GC II/7 : une patrouille du groupe a attaqué en début d’après-midi des appareils allemands au-dessus de la région parisienne , mais sans résultat apparent. (12)

GC II/9 : Le groupe est venu renforcer le I/1 pour l’”opération Paula”. Le Lt Daval a abattu un Me109 mais les pertes sont terribles! : Lt Daval, Sgts Mairesse, Sibiril et Bailey sont tués et le Cne Canel est blessé.(9)
Une patrouille composée du Cne Delfino, du S/Lt Ponneau et du Sgt Courtevillequi devait retrouver un Potez36 dans la région de Reims, a été attaquée par une vingtaine de Me109. Le Sgt Courteville s’est retrouvé isolé du groupe et a dû faire face à l’attaque de 5 ou 6 Messerschmitt. Après un quart d’heure de combat tournoyant, les chasseurs allemands ont abandonné le combat et notre pilote avait touché sévèrement un de ses poursuivant.(9)
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MIKE-89
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MessageSujet: Re: Jours après jours: la bataille de France   Dim 4 Juin 2006 - 11:30

4 juin 1940:

Le I/54 en attente à Beauvais doit se rendre à Rouvray-saint-Martin, où son échelon roulant est déjà installé.(7)
A partir de ce jours, les avions d’assaut attaqueront avec une méthode d’attaque mixte.(Icare n°87)

GC III/2 : Arrivée à Perthes , au nord-est de Romilly avec leurs nouveaux P 36.(10)

GC I/3 : 8 pilotes décollent pour une mission au dessus d’Abbeville à une altitude de 5.500 mètres. En bordure de la Somme, ils essuient quelques tirs de la flak, et arriveront trop tard pour empêcher les Junkers 87 de pilonner nos blindés.
Cinq nouveaux pilotes arrivent au groupe : le Cdt Fleurquin, le Lt Cabaret, l’A/C Guillaume et les Adjts David et Boileau arrivent de l’école des moniteurs de Salon-de-Provence après une escale à Avord. Ces virtuoses sont acceuillis à bras ouverts par les pilotes du groupe.(30)

GC III/3 : la 6ème escadrille est envoyée à Toulouse pour y être transformée sur D520 (3)

ECM I/16 : Guet aérien Epernay.
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MessageSujet: Re: Jours après jours: la bataille de France   Dim 4 Juin 2006 - 23:50

5 juin 1940:

Sur terre: les allemands lancent une offensive massive sur la Somme.

Au Gr II/22: Un des Potez 63.11 a été attaqué par sept Me109. L’équipage, après s’être magnifiquement défendu (un chasseur abattu et un probable), s’est posé près de Rethel avec deux blessés ( S/C Quenol et Capitaine Demimuid ).(5)

GC I/1 : Une patrouille ( Sgt Leprovost, Sgt Morel, Cal Pipa) associée à une patrouille du II/10 prend contact avec l’ennemi au dessus de Quentin, à 3.500 m vers 14h25; plusieurs Me109 prenant de l’altitude. Le Caporal Pipa sort d’affaire le Sgt Leprovost en mauvaise situation et abat un Me109 dont le pilote saute en parachute pendant que son appareil s’écrase près d’Amiens.(9)

GC I/2: Le groupe reste seul pour s’opposer aux vols adverses sur l’Alsace et le nord de la Franche-Comté. Il ne dispose que de 21 Morane dont 16 seulement sont disponibles.
Une première patrouille triple de la 1ère escadrille en mission de destruction sur Colombey-les-Belles a attaqué deux pelotons de quinze Ju88 du II/KG 51 qui se suivaient.Bilan du combat: 3 Ju88 au tapis mais deux Morane endommagés (balles dans le circuit d’huille et moteurs grippés).
Une patrouille triple de la 2ème escadrille en mission de destruction de bombardement sur Chalindrey, vers Langre, a attaqué une formation de quinze bombardiers. Huit bombardiers ont dû faire demi-tour et la patrouille a suivit les autres jusque vers Nevers.Puis le Cne Patureau-Mirand apperçoit un autre peloton de bombardier sur Chalindrey. La patrouille passe alors à l’attaque par 3/4 avant par la gauche.Le peloton de bombardier est disloqué et fait demi-tour en lachant ses bombes dans la campagne pendant que trois des leurs sont vus laissant échapper de la fumée, plus ou moins désemparés.Le Cne Patureau a reçu une balle adverse dans le poste radio.(35)

GC I/3 : Obsèques de l’Adjt Vinchon célébrées par l’aumônier et le curé de Charmentray.
L’escadrille de la “Panthère noire” du GC II/7 arrive sur le terrain de Meaux-Esbly. Cette escadrille vient renforcer le I/3 qui a subit de lourdes pertes depuis le 14 mai.
Vers 09h00, mission de couverture aux coups par un patrouille simple de la 1ère escadrille et une double de la deuxième: un violent combat a lieu contre des Me109 très aggressifs. Le Lt Thierry poursuit un des chasseurs et l’abat d’une rafale qui porte entièrement; désemparé, le chasseur ennemi s’écrase près de Poyart (Somme). Après avoir échappé à l’attaque d’un Bf109, le S/Lt de Salaberry engage son aggresseur dans un combat tournoyant que l’allemand rompt très vite, parfaitement conscient de l’infériorité de son avion dans ce type de combat. Puis de Salaberry attaque un 109 qui vient de descendre en flammes un dewoitine; à la suite d’un long piqué dans l’arrière du 109 (le D520 pique très bien, quasiment aussi vite qu’un 109), notre pilote touche l’appareil allemand qui s’écrase drrière des peupliers près d’Amiens (Somme). Le D520 en flammes est celui du Lt Korec qui a réussit à sauter, mais probablement trop bas; son corp fut retrouvé enlisé dans un marais à trois cent mètres de son avion.
A 11h00, huit appareils du I/3 décollent pour une mission de couverture au-dessus de Paris.RAS
Une mission sur Athie-Péronne-Bray-sur-Somme-Proyart est prévue pour un dispositif mixte I/3-II/7 à 16h30. Ceux du II/7 ne pouvant décoller immédiatement car les pleins ne sont pas encore faits, la patrouille du I/3 part sur les lignes sur ordre du Cdt Thibaudet. Alors que la patrouille commence son trajet de retour, le S/Lt Prévost est attaqué par l’arrière et abattu en flammes. Il arrive à sauter et est receuilli par des soldats du 60ème RI. Brûlé aux mains , au visage et à un pied, il est évacué sur un hôpital. Pendant ce temps , le Lt Lacombe abat un 109 près de Rosière-en-Santerre.
Enfin, une dernière mission (pour la journée!) est demandée : il s’agit de protéger des avions chargés de larguer du ravitaillement pour la population civile. Tout se passe bien, lorsque, sur le chemin du retour, la patrouille simple se heurte à une formation de Me 109 en protection d’un Hs126. Le Cne Gérard abat à bout portant le Hs pendant que le Sgt Barberis ajoute un Bf109 à son palmarès. Les deux appareils ennemis s’écrasent près d’Amiens.(30)

GC III/3 : trois des treize D520 de la 1ère escadrille sont envoyés à Toulouse pour vérification de leur armement défectueux.. Mission de protection sur zone de bombardiers LéO451 opérant sur le secteur Athies-Péronne pour une patrouille double réduite à cinq appareils. Le dispositif comprend la patrouille double du III/3, des MB152 du I/8, et des D520 du II/7.Au cour de cette mission, les pilotes du III/3 obtiennent 3 victoires sûres (1 Do17 et 2 Bf109), mais deux pilotes sont blessés et l’un d’eux a dû se parachuter de son avion en flamme. Par ailleur, un D520 a été endommagé au sol par une attaque aérienne du terrain de Cormeilles-en-Vexin. (12)

GC II/7: Une partie des avions du groupe est envoyé sur un terrain avancé (Esbly près de Meaux). Ils y trouve un terrain déjà très occupé et sans camouflage possible, mais défendu par une DCA puissante.A peine arrivés, les avions de l’escadrille participent à une mission “massive” sur le secteur Athis-Péronne, de quatre patrouilles triples (9 MS406, 9 MB 152, 9 Curtiss, et 9 Dewoitine (en fait 8 sur ennui mécanique)).Il s’agit de balayer le ciel de tout chasseur ennemi afin que des Breguet693 d’assaut puissent harceler les blindés avec le maximum d’efficacité. Alors que le dispositif survole Compiègne dans l’espoir de retrouver ceux du I/3, l’ensemble se heurte à de nombreux Messerschmitt mieux commandés. Bilan: 4 avions abattus sur 8 engagés et le sous lieutenant Pomier Layrargues qui a abattu deux adversaires (dont le Cne Mölder) avant de se faire descendre.Le Sgt Panhard nous raconte: “ Le sous-lieutenant Pommier Layrargues tira un 109 qui arrivait sur lui de face. Celui-ci prit feu et le pilote sauta en parachute. Quelques minutes plus tard, il succombait à son tour dans un combat inégal.
Le hasard voulu que le pilote du 109, après avoir sauté en parachute, tombât dans la propriété de mon cousin Robert Lefranc sur le territoire de la commune de Blincourt, dont il était le maire....Ayant arrêté ce parachutiste tombé chez lui, il procéda à son premier interrogatoire. Celui-ci déclina son identité. C’était le Lieutenant Mölder, le grand as de la chasse allemande. Il demanda à serrer la main de son vainqueur, et on lui apprit qu’il avait été abattu quelques minutes après sa victoire. Il se mit au garde à vous et fit le salut militaire, en signe de respect
.”(10)

GC II/10 : Le groupe fournit 64 sorties et réclame pas moins de neuf victoires ! sans perte! Le S/Lt Dietrich abat un He111 vers 6h00, puis un autre vers 18h00, avant de prendre par surprise un groupe de 7 Me109 dont il abat deux appareils dès la première passe. Les 109 chercheront à se venger pendant plus d’une demi-heure sans y arriver et notre pilote rentrera à Bernay avec son appareil troué comme une passoire (“on comptera 103 impacts de balles et 10 d’obus; toutes les canalisations ont éclaté, l’huile s’est répandue dans le poste de pilotage et les commandes des gouvernes ont été à demi sectionnées. Inutile de préciser que le Bloch152 n°607 devra être abandonné sur place. Quant au pilote, il s’en tire avec un choc nerveux qui le clouera au sol pendant 48 heures) (43)
Le Lt Possien réclame un Bf110 abattu au dessus de Tourville et un autre au dessus de Sotteville.
L’A/C Gille un He111 à Isnaville.
L’Adjt Wetzel un He111 au dessus de Neufchâtel.
Le S/Lt Paillard-Turenne un Bf110 à Boos.(43)
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MessageSujet: Re: Jours après jours: la bataille de France   Mar 6 Juin 2006 - 20:41

6 juin 1940:

L’avance allemande s’accélère: ils ont progressé de plus de dix kilomètres!

Le I/54 part en mission de guerre. Les bombardements s’effectueront en semi-piqué, puis l’avion délesté de ses bombes, il faudra attaquer au canon et à la mitrailleuse en vol rasant les objectifs désignés.Pour la première fois depuis le début de la guerre, tous les avions partis en mission reviennent, pas un seul ne manque à l’appel.(7)

GC I/1 : patrouille double conduite par le Cne Coutaud en mission de destruction sur le secteur de Montdidier. Contact avec l’ennemi à la verticale de Montdidier à 5.000. Les avions ennemis disparaissent dans le soleil et réapparaissent un peu plus tard au dessus et derrière notre patrouille. Un combat tournoyant s’engage entre les chasseurs.Un Me109 attaque le Sgt Leprovost sans le toucher et se fait abattre par le S/C Teillet; le Me109 s’écrase en feu. Puis les Bloch152 attaquent un peloton de bombardiers protégés par des Me110 qui contre-attaquent.Sur une passe par l’avant, le Cne Coutaud abbat un Me110 près d’Amiens.(9)

GC I/2: 2 missions, 11 sorties ; RAS sauf un Bf109 fantôme. Le Cdt Daru est muté au CIC de Montpellier et est remplacé par le Cne Sarrault , ancien de la SPA3. (35)

GC I/3 : Le matin, un dispositif de quatre patrouilles simples repère un “mouchard” près de Rosière en Santerre.
En début d’après midi, couverture au dessus de Paris RAS.
Vers 19h00, neuf pilotes décollent pour une mission en collaboration avec deux patrouilles de Bloch des GC II/6 et I/8. Il s’agit de protéger des bombardiers et des Breguet d’assaut. Un combat acharné avec des Me109 commence rapidement. L’A/C Bourbon abat un “emil” près de Montdidier (Somme) mais son appareil est rapidement mis en feu par un chasseur adverse, lui-même abattu par le S/Lt Madon qui en descend un autre peu de temps après. Le S/Lt Blanck expédie un quatrième Me109 au sol. Ces avions s’écraseront près de Rosière en Santerre. Enfin les S/Lts Madon et Ronin (du II/6) descendent un Do17 qui se pose près de Rosière en Santerre. Bourbon posera son avion sur le ventre dans un champ près de Compiègne. Il sera soigné sur place par le curé du village et envoyé en convalescence au Blanc (Indre). (30)

GC III/3 : les quelques D520 disponibles restant au groupe partent pour une mission de protection de Breguet693 qui opèrent dans la région d’Abbeville. De nouveau, nos pilotes s’opposent à la chasse ennemie et abattent 1 Bf110 et 2 Bf109 (dont un probable) ; un des nôtres est légèrement blessé.(12)

GC II/5 : une patrouille de neuf Curtiss a décollé de Connantre où ils étaient en soutien du II/9, équipé de MB152, et fortement éprouvé par la journée du 3 juin.Un premier combat eu lieu contre des 109 que les chasseurs allemands rompirent assez rapidement. Puis le Lt Houzé repéra une formation de 110 qui patrouillait “tranquillement”. Il lança sa patrouille à l’attaque après avoir pris le temps de s’assurer l’avantage de l’altitude. C’est à ce moment que les 109 attaquèrent et descendirent notre pilote qui fut obligé de sauter en parachute. Le Lt Houzé atterrit en pleine ligne de front et décida de rester avec les fantassins qui l’avaient receuilli. Il a été tué au cour d’un combat qui opposait ces soldats aux allemands.

GC II/6 : Mission de couverture sur la Somme ( Abbeville-Amiens) alt. 5.000. “Je ne me souviens plus exactement de l’heure du rendez-vous, mais nous y étions à une minute près. Effectivement, nous n’étions pas seul: de 2.000 à 10.000 mètres, les appareils français pullulaient, on aurit dit une immense cheminée d’avion : Morane, Curtiss, Bloch, Dewoitine520. On était peut-être 400, on n’avais jamais vu ça, c’était impressionnant. Je jubilais, pensant à la sévère raclée qu’on allait infliger aux avions allemands qui ne pouvaient manquer d’arriver.
Nous prenons tous la direction d’Abbeville, suivant les ordres. A peine avons nous dépassé Chantilly, j’aperçois des points noirs arrivant droit sur nous. Je pense d’abord que ce sont les nôtres que nous venons relever, mais en un instant je suis entouré de croix noires! Immédiatement les combats commencent. Pendant une demi-heure, je tire sans arrêt. Je prends un “fritz” dans le collimateur, je ne le quitte pas, et je tire, je tire... Il dégage en piquant et je me retrouve tout seul, sans rien voir pendant dix secondes et puis, hop, j’en aperçois un autre. Et ça recommence.
A un moment, je vois un Bloch, celui du lieutenant Carcopino je crois, talonné par un Messerschmitt et ne parvenant pas à s’en débarrasser. J’arrive sur celui-ci à toute vitesse, je le tire, et il part en vrille aussitôt. Je le regarde descendre pour voir où il va tomber, quand soudain, j’entends du bruit sur ma droite. Je me retourne: à vingt mètres , juste au bout de mon plan, je distingue très nettement le pilote allemand qui vient de me mitrailler... et de me louper, grâce à Dieu! Il rit de toutes ses dents, je ne sais pourquoi il a l’air de tant s’amuser. Je n’ai pas le temps de me le demander, je donne un grand coup de pied pour me dégager. Mais je suis désaxé et le temps de me rétablir, il a disparu. Impossible de savoir où il est passé.
...Je n’ai plus de munitions, je rentre à la base.”
(ICARE n°156 ; A. Deniau)
Le soir il manque 14 pilotes, mais tous rentrerons à l’unité.

GC II/7: terrain de Meaux-Esbly:”les artilleurs partent avec leur matériel. A nos questions l’un d’entre eux répondra:”il y a trop d’avions maintenant, nous risquons d’être bombardés”; et cet homme aurat vu juste car le jours même, dans l’après-midi, après le passage de l’habituel Dornier 17 de reconnaissance, nous serons attaqués par un peloton de bombardiers Heinkel 111 qui détruiront trois Dewoitine et tueront un mécanicien. Quel carton notre DCA de la veille aurait pu faire!”(ICARE n°145; Pierre Boillot). Une victoire sûre est obtenue sur un He111 qui s’écrase dans la région de saint-Quentin.(12)

GC II/8 : protection d’un croiseur.
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MessageSujet: Re: Jours après jours: la bataille de France   Mer 7 Juin 2006 - 20:49

7 juin 1940:

GC I/2: 1 mission de protection de Potez 63-11 par une patrouille double: RAS.

GC I/3 : Patrouille matinale de protection de bombardier sur Chaulnes RAS
L’après midi, nouvelle mission sur le nord de la Picardie. Le S/Lt Sava remporte deux victoires (dont une probable) sur des Do17 près de Beauvais dans l’Oise. Pendant ce temps, le Sgt Barberis abat un Messerschmitt 109 (probablement celui du Fw Franz Albert de la 7./JG 3) et le Cne Gérard s’adjuge un Do17 probable près de Roye (Somme).(30)

GC II/3 : le groupe est affecté au Sous-Groupement Centre du Groupement de Chasse et effectue une mission de protection sur zone d’une formation de bombardiers lancés à l’attaque des Panzer qui s’engrouffent dans la poche creusée au sud de la Somme. Au dessus du triangle Amiens-Bray sur Somme-Poix, nos pilotes abattent de façon sûre 3 Bf109 et 1 He111. Un pilote fut légèrement blessé à la suite d’un atterrissage en campagne.(12)

GC III/3 : le groupe fait mouvement à Illiers-l’Evèque (Nonancourt) après avoir incendié ses quelques MS406 et D520 non en état de vol. (12)

GC II/6 : Attaque de Dornier sans résultat ; ces avions vont trop vite pour nos Morane!

GC II/7: Deux He111 ont été abattus par le Cne Hugo et les Sgts Boillot et Panhard (équipages prisonniers). Deux D520 ont été incendiés au sol par un bombardement ennemi.(12)

GC II/8 : Protection sur Le Havre.

GC II/10 : Matin: mission conjointe avec le III/10: la patrouille polonaise est descendue par des Bf109 (Cdt Wyrwicki, S/Lt Poniatowski et S/Lt Dudwal tués). De plus le Bloch du S/Lt Sperat est détruit (pilote grièvement blessé). Le Cne Dulac et le S/Lt Barbu réclament un He111 en collaboration.
Après-midi: Combat en collaboration avec les I/4 et III/10: le S/Lt Roulin abat un Bf109 à Aumale, le S/Lt Goetz, un autre à Eawy et le Sgt Stramko un dernier à Aumale.(43)

ECM I/16: couverture sur alerte.

8 juin 1940:

Les troupes allemandes ouvrent une brêche dans la région de Formerie. L’aviation de chasse et d’assaut s’efforce de ralentir la progression allemande en direction de la Seine-Inférieure.

GC I/2: une patrouille triple commandée par le Cne Williame a rejoint le GC III/7 ( équipé de D520) sur le terrain de Coulommiers. Ceux du I/2 ( à l’exception de de Puybusque qui est introuvable!) partent ensuite pour une mission de destruction sur Beauvais-Gisors-Persan-Beaumont, altitude 4.500 m et accompagnés de Curtiss du II/4 placés en protection au niveau superieur. Le Cne Williame nous raconte:
“ En bas, le sud de Beauvais brûlait, envoyant jusqu’à Paris un cône de fumée qui cachait le sol. Gisors brûlait aussi. Partout des incendies, moins importants mais nombreux. C’était un spectacle pénible à voir. Soudain, dans la dirction de Soissons, des éclatements de DCA attirèrent mon attention. Je découvris bientôt quinze à vingt avions de bombardement. Au dessus et sur les côtés, de nombreux Messerschmitt 110 et 109 les accompagnaient en direction du nord-ouest. Je me dirigeai vers eux. Notre protection suivait mal. Nous avions le soleil pour nous. Je réussis à nous placer derrière une patrouille de trois messerschmitt 109 qui faisaient partie d’un essemble de neuf appareilsflanquant le sud de l’expédition ennemie. Je tirai de très près, à peu près en même temps que Chalupa et Audebert, le chasseur de gauche, puis seul, celui du centre à vingt mètres. Ils partir tous les deux en vrille et en flammes. Pichon et Meunier virent le premier s’écraser à à cinq kilomètres au nord-ouest du terrain de Beauvais, tandis que sous les yeux de Pichon et Audebert, le second subissait le même sort, sensiblement au même endroit.
En voyant son chef de roth et l’autre équipier de sa patrouille prendre feu, le troisième pilote fit un léger virage à droite et m’aperçut à vingt mètre de lui. Il donna deux ou trois coup de pied, de l’air d’un monsieur qui ne sait vraiment pas ce qu’il va faire. Je lui lâchait une rafale. Il se mit en piqué accentué vers ses lignes en dégageant une grosse colonne de fumée. Chalupa, Pichon et Meunier le virent comme moi, mais personne ne put être témoin de son écrasement car déjà d’autres Messerschmitt tentaient de nous manoeuvrer. Je jettai un coup d’oeil derrière et au-dessu. Notre protection n’était plus là. Peu-être s’étaient-ils lancés eux aussi dans la bagarre et ont-ils fait du bon travail? Je ne l’ai jamais su. Je n’avais plus de munition. Il s’agissait de nous tirer de ce guêpuier. nous y parvinmes sans avoir subit d’attaques et nous posâmes à Coulommiers.”

( In “L’escadrille des Cigognes” Cne Williame. Edition Arthaud 1945)
Une deuxième mission de destruction sur Soissons-Attichy décolle en fin d’après-midi. Elle est protégée par les D520 du GC II/3. Six Stukas ont été abattus au cours de cette mission : Un par S/lt Chalupa, un par Sgt de Puybusque, un par S/Lt Chalupa, Lt Monty et Sgt de Puybusque, deux par le Cne Williame, et le sixième par Cne Williame et Lt Monty. Deux des pilotes de la patrouille simple de protection de la deuxième escadrille (SPA 103) ont été abattus: l’Adjt Streiff, le seul rescapé, a perdu de vue ses camarades de combat dans la bagarre. L’un, le Lt Monty, a été vu attaquant seul des avions ennemis: d’après le témoignage de cultivateurs, il a abattu deux ennemis avant d’être descendu à son tour; les villageois de Longpont (Aisne) l’ont enterré chez eux.(45)

GC III/2 : Lansoy obtient sa quatrième victoire sur un HS126 dans le secteur de Soissons.(10)

GC I/3 : Mission de protection de LéO 45 sur la vallée de l’Andelle. Des He111 sont attaqués mais sans résultat.
Le Sgt Touret attaque des Me110, en endommage probablement un et est obligé de dégager sous l’attaque des autres. Il se posera en panne d’essence dans un champde blé près de Ligny-Gargan.(30)

GC II/3 : Accompagnés de Morane du GC I/2 et de Bloch du II/6, 9 D520 du groupe interceptent une formation de Ju87 dans le secteur de Soissons-Attigny: 8 stuka dont 5 homologués (tombés dans la région de Vailly) sont envoyés au tapis, au prix d’un pilote légèrement blessé.(12)

GC II/6 : Mission de destruction RAS (10)

GC II/7 : retours à Avelanges puis Marey-sur-Tilles.

ECM I/16: couverture sur alerte.RAS
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MessageSujet: Re: Jours après jours: la bataille de France   Ven 9 Juin 2006 - 19:00

9 juin 1940:
Le front est définitivement enfoncé; les unités motorisées allemandes atteignent Forges-les-Eaux.

GC I/1 : mission de destruction sur le secteur de St-Quentin conduite par le Cne Coutaud: alors que la patrouille attaquait des Me109 avec l’avantage de l’altitude, d’autres chasseurs adverses ont rapidement réussit à se placer plus haut et attaquer nos pilotes. L’avion du Caporal Novacek est abattu et le pilote saute en parachure, blessé. (9)

GC I/2 : Mission de couverture aux coups sur la région de Rethel-Attigny-Dun-sur-Meuse : deux patrouilles doubles du I/2 accompagnée d’une double du GC II/5 en protection. La patrouille double du Cne Patureau-Mirand attaque des Bf109 et en abat deux (Cne Patureau-Mirand 1 victoire et S/Lt Laurant, 1 victoire), puis le Cne Patureau-Mirand et le Lt de Villars abattent un Hs126. Les trois avions ennemis se sont écrasés près de Stonne, au sud de Sedan.(45)
Le Lt de la Bretonnière quitte le groupe pour le GC III/1 où il prendra le commandement de la deuxième escadrille.(45)

GC III/2 : mission au nord de Reims ; les chasseurs attaquent un groupe de 6 Do17.(10)

GC I/3 : En fin de matinée, douze avions de groupe engagent un combat acharné contre une “véritable nuée” de Messerschmitt 109 du II./JG 27 au dessus de La Ferté sous Jouarre. L’A/C Guillaume tire trois rafales sur un Bf109 qui plonge dans la forêt de Villers-Cotterêt. Mais il est immédiatement descendu, moteur calé par un autre Messerschmitt qui ne peut prolonger son attaque grâce au S/Lt Madon; lequel enflamme un second Me109 dont le pilote se parachute et atterri près de Guillaume. Le S/Lt Blanck abandonne un chasseur allemand fumant au ras du sol près de La Ferté-sous-Jouarre (victoire comptée probable). Puis les 109 se ressaisissent et l’avion de l’Adjt Octave est touché par une longue rafale; le pilote réussit malgré tout à rentrer. Les combats se déplacent vers le sud du département de l’Aisne. Le Cne Gérard abbat un Bf109 qui s’écrase près d’Oulchy-le-Chateau; le S/Lt Boutarel et le Lt Cabaret en abattent un autre qui s’écrase dans le même secteur, et pour finir , le Cdt Fleurquin en descend un dernier qui s’écrase près de Neully-Saint-Front. Un bémol pour cette matinée victorieuse: de nombreux Dewoitine ont besoin de sérieuses réparations au vue des dégats provoqués par les obus des Messerschmitt.
Fin d’après-midi, nouvelle mission sur le secteur Senlis-Compiègne en chasse libre. Les chasseurs aperçoivent et attaquent des Do17 et des Ju 88. Trois Do17 tomberont sous leurs coups et s’écraseront près de Béthisy-Saint-Pierre, Noyon et La-Croix-Saint-Ouen. Puis, au dessus de l’Oise, le Lt Thierry abat un 109 qui s’écrase près de Senlis, de son côté, l’A/C Guillaume parvient à se placer derrière un autre chasseur allemand et à l’abattre à courte distance près de Creil. Enfin , deux Ju87 s’écrasent près de Liancourt, victimes du S/Lt Blanck et du S/C Glauder. Après regroupement des pilotes, les D520 surprennent un Do17 dans l’extrémité ouest du département de l’Oise et sous le feu nourri des chasseurs, le bombardier semble s’écraser près de Gisors (victoire probable).(30)

GC II/3 : le groupe réclame 1 Do215 (au dessus de Breteuil) et Hs126 ( Asfeld) qui ne sont pas confirmés.(12)

Gc III/3 : le groupe est renforcé par sa 2ème escadrille qui a obtenu 21 D520 à Toulouse (il a fallu quand même cinq jours puiqu’ils sont partis le 4 juin!). Rattaché au Sous-Groupement de Chasse n°42, le III/3 décolle pour une mission de protection d’une formation de 7 Breguet693 chargée de harceler une colonne de blindés à Forge-les-Eaux. Un Bf 109 a probablement été descendu.(12)

GC II/4 : une patrouille triple des “Petits Poucets”, protégée par une autre des “Diables Rouges”, part pour une mission de destruction sur le secteur Rethel-Attigny.Attaque d’un groupe de 9 bombardiers : un appareil est descendu; Les chasseurs allemands ne se montrant pas, ceux des Diables commencent à attaquer le bombardiers. C’està ce moment que Plubeau repère des points qui basculent et prévient les pilotes français. Le S/lt Blanc est tout de suite descendu en flammes mais parvient à sauter en parachute.Le S/Lt Plubeau abat un des chasseur ennemi, et un deuxième chasseur le feinte et lui échappe. Pendant ce temps, Vinçotte et de la Fléchère en abattent un en collaboration. Paulhan s’est fait descendre et a posé son avion désemparé dans un champ. Gravement blessé, il sera évacué.
Dans l’après-midi, deuxième mission : protection d’un Potez63 sur le secteur Rethel-Le Chêne Populeux. Six avions des diables protègent le Potez et neuf des Poucets sont en patrouille haute. Enfin, tout au dessus, quinze avions du I/5 couvrent l’enssemble. Le S/Lt Plubeau s’est fait descendre par un chasseur alors qu’il attaquait un He111. Son avion en feu, il a dû se parachuter juste au dessus de la ligne de front et s’est fait blesser à la jambe par les tirs des soldats allemands et français!(3)

GC II/6 : Pas de vol.

GC II/7: le groupe quitte Marey-sur-Tille pour Ounans, un petit village au sud de Dôle. L’urgence du départ, lièe à l’avance allemande, nécessite de détruire sur place deux D520.(12)

GC II/8 : protection d’un croiseur malgré les fumées qui se dégagent de l’immense incendie des réserves de pétrole de Port-Jérôme. Puis sortie à 15h00 en protection des derniers bombardiers de la Marine qui attaquent les troupes allemandes approchant de Rouen. “Je commande la patrouille du centre, nous volons très bas et nous subissons une DCA légère terrifiante. Mon avion est déjà touché mais reste manoeuvrable. La DCA cesse brusquement et une vingtaine de Messerschmitt 109 nous tombent dessus. Dès que j’en ai un dans mon collimateur, je tire de toutes mes armes. A coup sûr, j’en ai abattu deux car il n’en reste que trois dont je ne peux me débarrasser. Mon avion n’est plus assez manoeuvrable et je me décide à sauter. Je détache ma ceinture et ouvre mon habitacle. Comme je m’apprête à passer sur le dos, je jette un dernier regard en arrière et oh! miracle, je vois mon coriace adversaire exploser.
L’adjudant Nicole, de la patrouille supérieure, a plongé et lui a fait “son affaire”.La mission est terminée et je prend le chemin du retour, retrouvant en route le lieutenant Poiré de la patrouille basse.”
(ICARE n°156 ; Colonel Dutey-Harispe)
Dutey-Harispe nous raconte aussi : “ Toujours est-il que mon avion et moi-même sommes très fatigués, quand l’adjudant Nicole , dans une passe de toute beauté, met en flammes le troisième à quelques mètres de mon empennage. Il est suivi dans son piqué par le quatrième qui l’abat à son tour. L’adjudant Nicole est porté disparu. Il a écrasé sonn avion train rentré dans les lignes ennemies et , bien que blessé sérieusement, a pu franchir la Seine en barque, en transportant avec lui deux soldats blessés; il rejoindra l’escadrille plusieurs semaines après. Lorsqu’il entrera au mess et qu’il m’apercevra, il dira simplement: “Eh bien! mon lieutenant, vous étiez plustôt mal parti!” (44)

GC II/10 : replié sur Caen-Captiquet; missions de reconnaissance.(43)
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MessageSujet: Re: Jours après jours: la bataille de France   Jeu 18 Déc 2008 - 23:32

Pourquoi s'être arrêté si soudainement mon Capitaine?
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fanavman
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MessageSujet: Re: Jours après jours: la bataille de France   Lun 12 Juil 2010 - 23:20

Bonjour Mike,

Si jamais tu veux relancer ce topic, je peux te proposer ma doc en plus:
-les articles de CJE sur la chasse française (Aero Journal V.1)
-Les hors-série d'Avions n°1 et 7 (chasse française inconnue et aéronavale)
-Le hors-série d'Aérojournal sur le bombardement français
-Le hors-série du Fana n°34 sur le GC II/4
-Le hors-série d'Avions n°28 sur le GC II/4
-Le hors-série d'Air Magazine sur le GC I/145
-Le Wing Masters n°76 sur l'aéronavale
-Le ciel de guerre n°8
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MessageSujet: Re: Jours après jours: la bataille de France   Lun 23 Aoû 2010 - 12:14

Bonjour à tous

Je poste un message juste pour signaler que j'ai proposé à Mike mon aide pour continuer ce topic. Je suis actuellement en train de synthétiser ma doc.
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MessageSujet: Re: Jours après jours: la bataille de France   Dim 26 Sep 2010 - 10:16

Vient de paraître de Patrick Facon aux editions Pascal Galodé Batailles dans le ciel de France Mai-Juin 1940
Un livre penible a lire pour certains mais tres instructif pour les plus jeunes,les pilotes ne sont pas en causes mais les politiques et la hiérarchie militaire.
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MessageSujet: Re: Jours après jours: la bataille de France   Jeu 4 Nov 2010 - 16:01

Petit sondage:
J'approche de la fin du travail de synthèse des informations, et donc je les mettrait en ligne dans un certain labs de temps. Je pense avoir assez d'informations pour que le travail soit presque exhaustif pour la France, la Belgique et les Pays-Bas. Pensez-vous qu'il serait mieux de recréer un topic parallèlement à celui-ci, ou de continuer à la suite?
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MessageSujet: Re: Jours après jours: la bataille de France   Jeu 4 Nov 2010 - 17:19

Tout dépend de la teneur de ton travail par rapport à celui de Mike... J'estime pour ma part qu'il vaut mieux ne pas disperser les infos sur un même sujet, mais je te suggère de demander à Mike lui-même ce qu'il en pense.
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MessageSujet: Re: Jours après jours: la bataille de France   Jeu 4 Nov 2010 - 20:45

Pour être le plus explicite possible, voila un aperçu du travail, en sachant qu'il me reste 3 monographies, les Icare, et quelques témoignages à explorer..... J'ai envie d'être le plus exhaustif possible:
http://rapidshare.com/files/428900199/Jour_apr__s_Jour.doc
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MessageSujet: Re: Jours après jours: la bataille de France   Ven 5 Nov 2010 - 21:37

Salut,
Vu que Fanavman a encore mieux traité le sujet que moi, je ne peux rien dire et il doit rester libre de son choix.
Perso, je resterai sur le même topic...sauf que le visiteur devra se taper mon travail puis retourner au 10 mai et recommencer avec Fanav...
Finalement, je ne sais que dire.
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MessageSujet: Re: Jours après jours: la bataille de France   Ven 5 Nov 2010 - 23:17

Personnellement, je serais pour refaire un nouveau topic, mais ça me gênerait de devoir supprimer le présent topic, car Mike et Manfred y avez passé du temps....
Je pense que le plus simple serait de demander à Alban son point de vue, afin qu'il ne soit pas embêté dans la gestion du forum....
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Alban
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MessageSujet: Re: Jours après jours: la bataille de France   Ven 5 Nov 2010 - 23:29

Je ne sais pas du tout

Pourquoi ne pas laisser le travail de Mike publié en bonne place sur le forum et publier le tiens sur le site directement ? :)
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MessageSujet: Re: Jours après jours: la bataille de France   Sam 6 Nov 2010 - 0:01

Autre possibilité: on supprime mon post ( et celui de Manfred) et on le remplace par celui de Fanavman qui plus exhaustif. Quitte à y rajouter les interventions de Manfred dans la mesure où elles apportent quelque chose.
Ce qui compte, finalement, c'est que le visiteur/chercheur trouve sur notre forum ou sur notre site une information interressante.
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MessageSujet: Re: Jours après jours: la bataille de France   Sam 6 Nov 2010 - 1:40

Tes infos et celles de Manfred sont-elles reprises dans le docs de fanavman ? L'idéal si on ne garde qu'un seul doc serait d'avoir quelque chose de vraiment exhaustif, présenté sous les trois noms sur le site
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MessageSujet: Re: Jours après jours: la bataille de France   Sam 6 Nov 2010 - 12:09

Le regroupage pourrait être une bonne solution
A mon sens les noms des auteurs devraient être dans l'ordre suivant : Fanavman-Mike-89-Manfred puisque le travail de fanav est plus complet.
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MessageSujet: Re: Jours après jours: la bataille de France   Sam 6 Nov 2010 - 14:11

Très bonne idée, Alban! Pas de problème pour l'ordre, pour moi ca n'a pas d'importance, du moment que tout le monde soit cité.

Pour répondre à Alban, en fait je ne me suis basé ni sur le travail de Mike, ni sur celui de Manfred, mais sur ma seule doc, et je me suis aperçu qu'il y avait pas mal à dire.
Par contre, je n'ai quasiment aucune info sur le côté allemand, donc le travail de Manfred reste tout à fait intéressant (le travail de Mike l'est tout autant bien sûr ), pour le site.
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MessageSujet: Re: Jours après jours: la bataille de France   Mer 9 Fév 2011 - 20:34

Je repasse sur ce post pour vous redonner des nouvelles de mon travail.

Je suis actuellement en train d'éplucher mes dernières sources, à savoir les Icare et les monographies. J'ai préféré opter pour le témoignage plutôt que le mode narratif à chaque fois que j'en ai trouvé un.
Pour donner une idée du travail actuel, il fait 260 à 270 pages en écriture normale. Je pense que la plupart des informations des côtés français, belge et hollandais seront complètes.
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